Le scandale des fichiers audio Haute Définition
- Publié par Adriatika le 22 juillet 2011 à 19:32
Plus sérieux, l’éditeur B&W (autre grand nom de la hi-fi), ne propose que des fichiers correspondant aux valeurs utilisées lors de l’enregistrement. C’est notamment le cas de la version HD du dernier album de Peter Gabriel (Scratch My Back), qui n’est disponible qu’en 24/48, de même que l’édition sur clef USB de la collection complète des Beatles. Les Rolling Stones n’auront pas eu droit au même traitement respectueux puisque les versions 24/172 de leurs albums sont réputées être des faux.
Le français Quobuz semble épargné par la tourmente, du fait de ce qui semble être une plus grande prudence dans la sélection des fichiers haute définition. Il n’en demeure pas moins que de prétendus « Studio Masters » ne sont que des reprises d’édition SACD. Et voici un autre piège révélé :
En effet, l’étude porte aussi sur les DVD audio et SACD (pour « Super Audio CD »). Les manipulations numériques ont commencé avec eux, pour un résultat plus destructif qu’autre chose. Voilà qui confirme ce que disaient de nombreux audiophiles, doutant de l’intérêt des formats audio haute définition, et se rabattant par dépit sur les sources analogiques. Aussi incroyable que cela paraisse, le vinyle 33 tours fait un retour en force actuellement. Il suffit d’aller faire un tour dans les rayons de la fnac pour le vérifier…
La faute à l’industrie du disque qui, voulant assurer rapidement la relève du CD, a proprement trompé le public sur ces produits. Plus de 10 ans après, les diffuseurs de musique dématérialisée ne semblent pas avoir évolué à ce sujet. A moins que le vent de révolte qui souffle sur eux ne les pousse à plus de sérieux.
Car les enregistrements numériques en haute définition présentent un réel gain qualitatif, encore plus proche de la musique vivante et de la réalité que les masters analogiques. Il est donc normal de les retrouver dans des formats informatiques ou matérialisés (le Blu-Ray audio) en haute définition, avec le même gain qualitatif (pour qui possède le matériel capable de restituer un véritable niveau de haute-fidélité, soit au minimum une bonne carte son et un bon casque).
Un exemple de cette très haute qualité est la maison de production Norvégienne 2L, qui propose en téléchargement libre des extraits de son catalogue sous divers formats. Chacun pourra ainsi juger de son oreille et de la qualité de son système.
Alors comment distinguer un véritable fichier haute-définition d’un faux ?
D’abord à sa taille. Typiquement, un fichier 24 bits/96 kHz, correspondant à un album d’une heure, fait environ 800 Mo en flac 8. Un fichier flac 8 - 16 bits/44,1 kHz fera lui moins de 300 Mo. Quant aux fichiers DXD (24 bits/192 kHz et au-delà), ils dépassent souvent les 1,5 Go.
Ne comptez pas sur votre lecteur logiciel pour vous informer correctement, il ne fait que reporter les valeurs attribuées par l’éditeur du fichier. Cependant, pour peu que vous sachiez lire une courbe de fréquence, un petit freeware vous dira la vérité : Audacity !





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