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Dossier : le point sur la technologie des SSD

  • Publié par Adriatika le 23 septembre 2010 à 18:14

 

La commande TRIM…

 

La fiabilité d’un SSD MLC est directement liée à la mise au point de la commande TRIM.

Nous allons beaucoup parler de cette fonction, car elle constitue une révolution. On constatait sur les générations précédentes un rapide engorgement du SSD, dont les performances chutaient dramatiquement dès qu’il devait gérer des opérations d’effacement avant écriture. Stupéfaits, certains utilisateurs ont tenté de multiples défragmentations, voire du formatage rapide, ce qui a conduit à réduire drastiquement la durée de vie de leur disque.

En effet, les disques durs traditionnels réalisent des opérations d’écriture parfaitement de concert avec le système d’exploitation (Windows, MAC OS ou Linux). Les modifications sont enregistrées dans une table des matières considérant l’espace d’un fichier obsolète comme vide et donc directement utilisable. Au contraire, un SSD d’ancienne génération ne se soucie pas des informations d’effacement de fichiers communiquées par le système d’exploitation. Il écrit tant qu’il a de la place de libre. Lorsque l’espace libre devient critique, il est contraint de gérer l’effacement des données périmées. Il entreprend alors avec le système d’exploitation un dialogue compliqué, avec parfois des gels d’écran et un ralentissement chronique des performances. Quel intérêt alors ?… On se le demande !

C’est ici qu’intervient le TRIM.

Suivant la qualité du contrôleur et le système d’exploitation, ce procédé est capable, dans le meilleur des cas, non seulement de synchroniser en temps réel les instructions d’écriture/effacement, mais également d’optimiser l’emplacement des pages de données (technologie annexe nommée « wear leveling »). Ainsi, il préserve les performances et la longévité du SSD. Voilà pourquoi la plupart des constructeurs garantissent de 3 à 10 ans leurs produits. Un élément à prendre en compte au moment de l’achat.

Le schéma ci-dessous montre le fonctionnement de la commande TRIM :

En 1 : le contrôleur reçoit du système d’exploitation l’information que trois pages sont à effacer.

En 2 : le contrôleur déplace l’intégralité du bloc de mémoire NAND contenant les pages obsolètes dans un module de mémoire cache, qui peut être la RAM de votre ordinateur, un module intégré de mémoire volatile ou un espace réservé suivant les modèles.

En 3 : le contrôleur efface l’intégralité du bloc de mémoire NAND, supprime les pages à effacer dans la mémoire cache et réorganise celle-ci si nécessaire.

En 4 : le contrôleur ramène les pages valides, ré-agencées si nécessaire, dans le bloc de mémoire NAND. Les pages vides sont identifiées par le SSD comme immédiatement utilisables.

En effet, la particularité de la mémoire NAND est de marquer comme complète tout un bloc, même si une seule page l’occupe.

 

Source : Windowsitpro.com

 

 

Système d’exploitation et TRIM…

 

Vous êtes sous Windows 7 : Le TRIM est pris en charge nativement, bien que parfois de façon incomplète. Dans ce cas, deux cas de figure :

1) Le chipset de votre carte mère est d’origine NVIDIA : Conservez les pilotes de gestion des disques de Windows. Sauf mise à jour à venir, NVIDIA ne prend pas en charge les fonctions avancées du SSD.

2) Le chipset de votre carte mère est d’origine INTEL : installez le “Intel Chipset Device Software“. Redémarrez l’ordinateur puis installez les derniers pilotes Rapid Storage d’Intel.

Vous êtes sous un autre système d’exploitation Windows : votre SSD sera reconnu au mieux comme un simple disque dur. Vous devez installer les pilotes spécifiques à la marque afin de bénéficier d’une prise en charge simplifiée du TRIM.

Linux a été le premier système à prendre en charge les SSD et la fonction TRIM.

La prochaine révision de MacOS devrait prendre intégralement en charge le TRIM.

 

    5 réponses à Dossier : le point sur la technologie des SSD

    1. Maxy dit :

      Vraiment le meilleur dossier que j’ai lu sur le SSD : dommage que je vienne seulement d’en prendre connaissance, et pas avant l’article que j’ai écrit moi-même dans une autre perspective, car il explique parfaitement des problèmes que j’ai rencontrés. Je vais revoir mon article pour faire un lien vers ce dossier, et faire quelques citations.
      Bonne continuation.

    2. lyryc dit :

      oui vraiment un tres bon dossier sur le SSD, qui va bien m’aider pour mon mntage la semaine prochaine.

      Juste un bémol, le lien des pilotes Rapid Storage d’Intel qui est HS

      Good job

    3. stan dit :

      bonjour,

      concernant la taille des ssd et la compression . quand il y a comme information ssd 120 Go , ça signifie 120 go d’espace brute , mais plus en donnée vu qu’il y a de la compression ?
      Pour la récupération de donnée en cas de problème , il faut que les logiciels de récupération prennent en compte la compression existant au niveau du ssd . y a til une norme sur ces compressions , sont elles disponibles pour les logiciels libre ?

      Merci .

    4. stan dit :

      J’ai oublié une question ?

      Que donne en performance les SE virtualisés sur des ssd ?
      Dans mon cas : linux comme systeme hote + virtualbox .

      Merci .

    5. Adriatika dit :

      Bonjour Stan,
      En ce qui concerne ta première question :
      Il y a effectivement un gain en espace occupé par rapport à la taille des fichiers. Je ne l’ai pas mesurée précisemment, mais peut-être d’autres ont poussé les investigations et te répondront. Le taux de compression est variable, suivant la nature des fichiers, entre 0.15 (soit 15ko pour 1mo) et 1 (identique). Sur la décompression d’une image Acronis, j’obtiens un gain d’environ 1/5ème (système d’exploitation + logiciels – le fichier d’échange est exclu de l’image Acronis).
      A propos de la récupération de données : Tant que le firmware et le logiciel interne du SSD ne sont pas défaillants, la compression et décompression se font de manière transparente pour le système d’exploitation comme pour le logiciel de récupération. Il n’y a donc aucune incidence sur le fonctionnement. Sauf erreur, le logiciel de récupération voit la taille originale des données, il ne tient donc pas compte de la compression.
      Troisième question : Les logiciels internes aux SSD utilisent des algorithmes propriétaires et les constructeurs communiquent peu à ce sujet, si ce n’est pour annoncer des performances. Ils ne sont donc pas extensibles aux formats logiciels existant, même s’il est probable qu’ils soient proches des formats logiciels (peut-être même qu’ils utilisent des formats connus).
      La virtualisation profite des performances du SSD. Tout est plus réactif. Dans quelles proportions, j’avoue ne pas l’avoir mesuré.

    Les commentaires sont fermés.

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