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Dossier : les Technologies HD et 3D

  • Publié par Sebastien le 8 mars 2010 à 13:16

Technologie vidéo : la 3D (suite…)

Du côté de l’affichage/visualisation, moult choix ici mais la gamme de prix diffère beaucoup :

• Le « vieux » mode Anaglyphe (lunettes rouge et bleu ou violet et vert). Bien que dépassé et de basse qualité, c’est le mode le moins couteux et le plus facile à faire, et fonctionne même sur les écrans les plus anciens. Pour exemple, encore récemment, la version DVD/Blu-ray 3D de Coraline utilisait ce procédé.


Mode Anaglyphe
 

• Les lunettes passives : Polarisées (linéairement ou circulairement), ce procédé nécessite un afficheur spécialisé (écran LCD 120Hz polarisé ou système de projection spécialisé). Ce procédé est un des moins couteux (bas coût des lunettes) pour une très bonne qualité (un peu de saturation du fait de la luminosité qui doit être augmentée), d’où ce choix dans la plupart des cinémas 3D.


Les lunettes passives

• Les lunettes actives : Ici deux types :

– Les lunettes possédant deux écrans OLED ou LCD, que l’on « pose » sur le crâne. Ces lunettes sont à la fois couteuses et lourdes et nécessitent un câblage pour l’arrivée vidéo. Leur résolution est habituellement assez faible. On trouve celles-ci plus souvent dans des applications de jeux 3D où de réalité virtuelle (ces lunettes pouvant intégrer des capteurs de mouvements comme sur les télécommandes Wii).

– Les lunettes à obturateur (obscure chaque œil par intermittence), comme le système 3D Vision de NVIDIA . Ces lunettes nécessitent un affichage 120Hz simple (les écrans Plasma ont un avantage sur les LCD du fait de leur vitesse, on peut trouver aussi des premiers projecteurs 120Hz 720p à moins de 600 euros, comme le ACER H5360 ; voir liste de projecteurs ici) et un émetteur pour la synchronisation en l’affichage et les lunettes. Comme défauts, outre le coût des lunettes et de leur grosseur, la luminosité doit être augmentée comme pour les lunettes passives, voire plus (du fait de l’assombrissement des lunettes).


 

• Afficheurs 3D « auto-stéréoscopiques » : Ces écrans fonctionnent un peu comme les bonnes vieilles « images holographiques », c’est-à-dire qu’ils possèdent différents angles de vues par pixel qui donnent au cerveau une fausse perception de profondeur. Ici pas besoin de lunettes, par contre la technologie d’aujourd’hui est un peu limitée pour arriver à un nombre d’angles suffisant par pixel pour voir l’image en 3D de n’importe quelle position. Ces écrans ne sont pas vraiment vendus encore pour le grand public et certains, comme Philips, ont totalement arrêté tout développement.

 

Conclusion

Quelle technologie choisir, donc ? Parmi les solutions ci-dessus, les 2 solutions qui semblent sortir du lot sont les lunettes passives et les lunettes actives à obturateurs. J’ai une préférence pour la première en terme de qualité mais elle est plus compliquée et coûteuse à mettre en place avec un projecteur. Et la seconde a assez peu d’options aujourd’hui si vous n’avez pas de PC branché à votre système vidéo (le système NVIDIA est un des seuls disponibles). Donc rien n’est parfait.

Je dirai donc, si vous avez un projecteur/écran 120Hz (ou ne pouvez attendre), il vaut mieux s’orienter vers la solution des lunettes actives à obturateurs. Mais si vous avez le temps, mieux vaut attendre cet été pour la sortie des afficheurs et autres appareils en HDMI 1.4.

 

 

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