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Tuto et Test du GPI Case : Comment se fabriquer une console rétrogaming portable ?

  • Publié par Sebastien le 21 septembre 2019 à 08:29

Tests et jouabilité

Durant mes tests, j’ai pu testé l’émulation de nombreuses consoles de jeux. J’ai testé avec succès de nombreux jeux via les émulateurs Neo Geo, Nintendo NES, Super Nintendo, Game Boy, Game Boy Color, Game Boy Advance, Game Gear, Master System, Megadrive, et d’autres machines un peu plus anciennes telles que la Lynx par exemple.

D’une manière générale, je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers avec l’émulation de ces machines. Certes, il y a parfois des ralentissements dans certains jeux ou le son a tendance à devenir un peu aigu (comme je l’expliquais dans les pages précédentes) mais d’une manière générale les consoles listées ci-dessus fonctionnent bien.

Je vous propose une petite vidéo pour découvrir la console en cours de fonctionnement :

L’un des principaux reproches que l’on pouvait faire aux versions beta de Recalbox 6.1 c’est qu’il fallait parfois modifier des paramètres de Recalbox pour faire fonctionner correctement certains émulateurs, c’était notamment le cas de la Super Nintendo et de la Game Boy Advance.

L’arrivée de la version finale de Recalbox 6.1 corrige ce souci et met un terme à cette situation. Désormais, l’émulation des consoles SNES et GBA est très bonne et il n’est plus nécessaire de modifier les paramètres d’émulation pour en profiter (changement de core, etc…) Tout est opérationnel d’origine et c’est beaucoup plus agréable.

Si toutefois vous êtes amené à changer le core d’un émulateur notre astuce est toujours valable.

Petite astuce : Pour changer d’émulateur ou le core d’un émulateur, il suffit d’aller dans le “menu principal” de Recalbox en appuyant sur Start. Puis descendre dans la liste jusqu’ à “Paramètres avancées”, appuyez sur le bouton B puis “Configuration Avancée de l’émulateur”. Appuyez encore sur B et là choisissez l’émulateur que vous souhaitez modifier. Appuyez à nouveau sur B et sélectionnez l’émulateur ou le core que vous désirez modifier.

En ce qui concerne la Playstation, j’ai pu constaté que la version finale de Recalbox 6.1 a apporté du mieux. Un léger mieux. Mais ça n’est pas encore la panacée. Certains jeux fonctionnent. Mais une grande partie des jeux PSX restent encore difficilement jouables. Un grand nombre de jeux rament ou saccadent atrocement. Le son est métallique et saturé. Le fait de changer d’émulateur ou de core ne change pas grand chose. Certains “jeux simples” passent toutefois, d’autres non. Le Raspberry Pi Zero atteint probablement ses limites…. A moins que d’autres optimisations futures de Recalbox puissent améliorer la situation. A voir…

 

Conclusion générale

Après trois semaines de test et de parties endiablées à Street Fighter II Turbo (Super Nintendo), à Super Mario Land (Game Boy), à Sonic (Megadrive), à Wizzard & Warrior Fortress of Fear (Game Boy) et d’une manière générale à une ribambelle de jeux toutes consoles confondues qui ont bercés mon enfance, je peux dire que le GPI Case est une véritable petite merveille.

Le boîtier est extrêmement bien conçu. Retroflag a fait du bon travail aussi bien dans la conception du boîtier que dans les finitions. On sent que tout a été bien pensé dans les moindres détails, y compris en ce qui concerne l’installation du Raspberry Pi Zero W dans le GPI Case puisque ça peut être réalisé par n’importe qui, sans connaissance particulière en électronique. En effet, nul besoin de tout démonter, nul besoin de souder quoi que ce soit. Il suffit simplement de fixer et de connecter le Pi Zero dans la fausse cartouche, et voilà le tour est joué !

Ce GPI Case est une excellente surprise. Pas étonnant dans ces conditions qu’il soit régulièrement en rupture de stock depuis cet été. Dans l’absolu c’est une belle réussite. Et tout serait parfait sous le soleil si seulement il n’y avait pas un détail qui me chagrine fortement : le compartiment à piles !!!

Pourquoi diable avoir équipé le GPI Case d’un compartiment à piles ? (*) Ca parait un peu aberrant qu’en 2019, on en soit encore à utiliser des piles surtout pour une console de jeux portable qu’on est censé transporter partout avec soi. Car du coup cette décision étrange a une incidence néfaste sur l’autonomie de la machine (2-3 heures) sans compter l’aspect écologique des piles qu’il faut changer régulièrement (ou recharger pour ceux qui ont choisi cette meilleure solution).

Il aurait été plus intéressant d’intégrer directement une batterie au GPI Case (comme sur tous les smartphones du marché) ou mieux de proposer un emplacement pour batterie, ce qui aurait permis aux client d’acheter la batterie qu’ils désirent. Certains bidouilleurs n’ont d’ailleurs pas attendu Retroflag pour modifier leur GPI Case comme on peut le voir dans cette vidéo.

Personnellement j’ai opté pour une powerbank de 20.000 mAh ce qui me permet d’avoir une autonomie faramineuse. Pour tout dire : après trois semaines de test du GPI Case ma powerbank m’annonce encore 75% de charge.

Au final, le GPI Case est une bonne solution pour se replonger dans les jeux vidéo de notre enfance et ce, de façon nomade. Sa prise en main est bonne. La jouabilité exemplaire. On ressent bien les sensations qu’on avait à l’époque de la Game Boy (il y a tente ans déjà !)

Du côté du système d’exploitation, l’équipe de Recalbox a fait un excellent travail. La version finale de Recalbox 6.1 est extrêmement stable (encore plus que les versions betas). Elle est parfaitement optimisée pour le GPI Case et j’ai pu constaté que de nombreux soucis présents dans les betas de Recalbox ont été corrigés dans la version finale. Les développeurs sont à l’écoute des utilisateurs et ça fait plaisir. Au final, je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers avec la version finale. La machine démarre rapidement, la navigation dans les menus est fluide, le thème est parfaitement adapté à la petite taille de l’écran. Les optimisations et les améliorations qui ont été apportées à Recalbox 6.1 permettent de profiter pleinement du GPI Case.

 

Console portable rétro gaming
Les points positifs Les points négatifs
– Plastique de qualité
– Ecran de qualité
– Facilité de montage
– Finitions exemplaires
– 6 boutons
– Démarrage rapide
– Machine stable
– Débits faibles en WIFI
– Boutons L et R peu pratiques
– Le son est parfois aigu
– Pas de batterie
Note : 17 /20

 

(*) Certains disent que c’est pour respecter l’aspect nostalgique / rétro de la console. Désolé mais c’est de l’enfumage car à ce moment là pourquoi ne pas avoir laissé un écran monochrome comme sur la Game Boy originale.

    2 réponses à Tuto et Test du GPI Case : Comment se fabriquer une console rétrogaming portable ?

    1. Franck dit :

      Le RPi0 et le GPi Case sont parfaitement capables de faire tourner tous les jeux PSX, il fait voir comment ça tourne sous Supreme Pie avec l’emulateur PCSX Rearmed, la fluidité et le son sont extraordinaires. Recalbox ne parvient pas, pour l’heure, à compiler cet émulateur avec le plugin openGL et il est inutilisable en l’état. Comme l’émulation PSX sur GPi Case n’etait pas une priorité de la 6.1 finale, elle n’a pas évolué. On espère donc qu’ils finiront par y parvenir car ce n’est pas une limitation technique du matériel.

    2. Franck dit :

      Un autre souci qui se pose pour jouer à des jeux PSX sur GPi Case, et qui n’est pas lié à Recalbox, est l’absence des boutons L2/R2, nécessaires pour certains jeux. On peut parfois s’en sortir en remappant ponctuellement les boutons pour avancer dans le jeu, et le remappage est plus accessible dans PCSX Rearmed.

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