Dossier : le projet de loi HADOPI

Le projet de loi Créations et Internet fait énormément parler de lui en ce moment sur le net. Il fait couler beaucoup d’encre, surtout après avoir été rejeté par l’assemblée nationale il y a quelques jours.

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Une liste d’artistes Anti HADOPI …

Le projet de loi est critiqué de toute part, non seulement par l’opposition et par de nombreux internautes et blogueurs mais aussi par un certain nombre d’artistes qui ont signé une tribune dans Libération.

Parmi les artistes engagés contre le texte, citons notamment Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Chiara Mastroianni, Agathe Berman, et bien d’autres… Une liste complète et mise à jour est d’ailleurs disponible chez nos confrères de PCINpact, toujours bien informés.

 

Et une liste d’artistes Pro HADOPI ….

Du côté des pro HADOPI, une liste d’artistes défendant le texte a également été rendu publique ; la ministre de la culture allant même jusqu’a brandir la fameuse liste au sein de l’hémicycle, s’arguant alors avoir récolté plus de 10.000 signatures d’artistes.

Un chiffre qui semble impressionnant au premier abord, mais à en croire les recherches et les travaux du collectif « la Quadrature du Net », cette fameuse liste semble surtout contenir des signatures de lobbystes, de majors et de personnels travaillant chez les majors. A croire qu’il suffit d’avoir une fiche de paye dont l’entête est siglée Universal pour aussitôt être assimilé artiste…

 

Liberté, égalité, sécurité…

Le projet de loi soutenu par la majorité, avec à leur tête Christine Albanel, ministre de la culture, est jugé liberticide par de nombreux opposants au texte. D’après eux, sous couvert de s’attaquer au droit d’auteur, le texte s’apprête à littéralement « placer sous écoute l’ensemble des internautes ».

Pour prouver qu’ils n’ont pas téléchargé et éventuellement pour pouvoir se défendre en cas de présumé téléchargement sur leur ligne, les internautes vont devoir installer sur leur machine un « logiciel de sécurisation » dont l’objectif est de servir à prouver qu’ils sont innocents en cas de détection de téléchargement délictueux sur leur ligne. Leur connexion WIFI ayant pu être cracké à leur insu par n’importe quel quidam, l’opération étant d’une simplicité enfantine, en atteste les nombreux tutoriaux référencés par Google. Une simple recherche sur les termes « crack wiifi » donne en effet plus de deux millions de résultats sur Google, rien que ça…

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