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Dossier : Synology DSM 4.2 en détails

  • Publié par m3ph le 7 avril 2013 à 11:36

Comme nous l’avons vu lors du test du DS713+, les NAS aujourd’hui, sont bien plus que de vulgaires disques durs réseaux. Si c’était le cas, l’interface de gestion serait somme toute très limitée : dossiers partagés, comptes utilisateurs et paramétrage réseau. Hors, les NAS s’apparentent de nos jours plus à des micro-PC, aux fonctions de plus en plus étendues. D’où la nécessité d’avoir un système permettant de tirer parti au mieux des possibilités de l’appareil.

Chez les constructeurs renommés (tels que Synology, QNAP, Thecus, etc.. par exemple, au sein d’une même gamme, le hardware, les performances, et les fonctionnalités (mis à part certaines exclusivités) sont relativement proches. A contrario, la surcouche logicielle est très différente d’un fabricant à l’autre, ce qui en fait un élément de choix important.



Synology est justement reconnu, que ce soit par les journalistes ou les utilisateurs, pour la qualité de son interface DSM. A noter que l’on peut presque parler de système unifié dans le mesure où la version et les fonctionnalités sont les mêmes quelque soit le NAS que vous ayez.

Le « presque » à tout de même son importance, car pour profiter des dernières versions de DSM, il faut tout de même que votre NAS ne soit pas trop ancien (DSM 4.2 est par exemple compatible à partir des NAS de la série DSx09). Il est, de plus, évident que certaines options qui dépendent étroitement du matériel (comme le RAID, le hotspare etc…) ne seront par exemple pas accessibles si vous possédez un NAS 1 baie.

Cette présentation exhaustive de DSM 4.2, dernière version en date, va vous permettre d’appréhender le fonctionnement général du système et mettre l’accent sur quelques fonctionnalités pouvant se révéler intéressantes dans le cadre d’une utilisation domestique.

Présentation de DSM 4.2

DSM (alias Disk Station Manager) est le système d’exploitation maison de synology pour ses NAS. C’est une surcouche du système Linux installé, écrit en AJAX. L’accès se fait exclusivement via un navigateur WEB sur le port d’administration du NAS (par défaut 5000).

A la fois réactif et personnalisable, DSM est suffisamment simple et clair pour que le débutant ne soit pas perdu tout en permettant aux plus aguerris de peaufiner leurs réglages.

Le module d’information système est modifiable, vous permettant d’un simple coup d’œil d’analyser la charge de travail, les connexions en cours, l’espace disque etc…Vous pouvez également personnaliser les raccourcis sur le bureau, changer le fond d’écran, la couleur… DSM est donc tout sauf austère, et, même si son côté « windows-like » peut gêner certains, force est de constater que Synology a parfaitement développé son système.

Formatage des disques :

La première étape après l’installation du système est de créer le ou les volumes contenant les données. Plusieurs orientations sont possibles, en fonction du nombre et de la taille des disques, de l’espace de stockage nécessaire, de la sécurisation des données etc.. Si la gestion des volumes est souple, le système de fichier lui est nécessairement de l’ext4.

  

Sauf en cas d’utilisation d’un module d’extension du NAS (comme le DX213 ou le DX513 par exemple), les modes utilisables avec un NAS 2 baies comme le DS713+ sont : RAID0, RAID1 (ou SHR), JBOD ou Basic. Chacun ayant ses avantages et ses inconvénients comme on peut le voir dans ce tableau concocté par nos soins :

En fonction de l’importance et de la quantité de données que vous souhaitez mettre sur votre NAS, vous choisirez soit un type de volume avec protection des données (SHR ou Raid1), soit dépourvu de protection pour optimiser l’espace (Basic pour la plupart, Jbod ou RAID0 pour les plus téméraires).

ATTENTION : Le RAID1 permet de se prémunir d’une panne d’un disque, mais ce n’est en aucune façon suffisant pour protéger vos fichiers importants : En cas de mauvaises manipulations, de crash complet du NAS, d’erreur de parité, vous risquez de tout perdre. Les données importantes doivent être sauvegardées soit sur disques externes, soit sur le cloud, soit sur un autre NAS.

DSM4.2 introduit quelques nouveautés intéressantes au niveau de la gestion des disques et des volumes, notamment la possibilité de programmer des tests du (ou des) disque(s) présent(s) dans l’appareil. Ajoutons également une amélioration notable des possibilités en cas d’utilisation du NAS en tant qu’unité de réseau de stockage (SAN) : création de snapshots, réparation instantanée en cas de panne d’une des unités LUN du réseau (hotspare).

Gestion des utilisateurs :

DSM permet une gestion facile mais complète des utilisateurs et des groupes. Il est possible d’importer une liste au format CSV. De plus l’intégration Active Directory est également de la partie.

Chaque compte peut être associé à un dossier personnel dans le NAS. Les comptes utilisateurs ne permettent pas seulement de définir l’accès aux différents répertoires partagés, mais également de limiter l’accès à toutes les ressources du NAS : vous pouvez par exemple autoriser l’accès au gestionnaire de téléchargement pour User1 et l’interdire à User2.

La gestion des quotas et la limitation de la bande passante vous permettent d’optimiser votre pool utilisateurs en fonction de l’espace disque, de la quantité de comptes et de la bande passante de votre réseau.

Dossiers partagés :

La gestion du partage chez Synology est un peu particulière et nécessite un peu de temps pour appréhender toutes les subtilités du système.

Gestion primaire : étape obligatoire, elle consiste à créer des dossiers partagés qui vont être mis à la racine du volume et à définir les droits d’accès sur ces répertoires qualifiés de « parents » (lecture pour User1, pas d’accès pour User2 etc...). Tous les fichiers ou dossiers crées ou déposés par la suite dans ces répertoires hériteront des droits définis ici.

Il n’est donc pas possible via DSM de créer un répertoire à la racine sans le partager. De même, la gestion primaire ne permet pas le partage de sous-dossiers (exemple : Dans le répertoire partagé « videos », créer un partage spécifique sur le dossier « vacances»).

Vous avez également la possibilité de chiffrer un ou plusieurs dossiers.

Gestion secondaire : Il est heureusement possible de s’affranchir des limitations de la gestion primaire. Celle-ci s’effectue via l’utilitaire File Station, le gestionnaire de fichiers inclus dans DSM. Il devient alors possible de modifier les droits des sous dossiers ou des fichiers.

File Station permet en outre de créer, déplacer ou supprimer des répertoires et des fichiers à l’intérieur des dossiers partagés.

La gestion des droits ici est très fine : il est possible d’interdire l’accès à un sous dossier pour tels groupes d’utilisateurs par exemple, de ne donner que les droits en lecture, de modifier le propriétaire.

Synology intègre également dans ses NAS l’implémentation des ACL (Acces Control List) permettant d’élargir encore les possibilités de gestion des données via File Station. Ajoutons que la mise à jour 4.2 apporte quelques modifications au niveau de la forme, mais surtout, la possibilité d’utiliser les raccourcis claviers (Ctrl+C, Ctrl+V etc…).

Cette gestion à deux niveaux, si elle se montre efficace, demande une certaine gymnastique intellectuelle. Chez QNAP par exemple, création des dossiers sur le disque et gestion du partage sont clairement séparées, permettant ainsi différents niveaux de dossiers partagés. Dans certains cas de figure, il devient plus simple d’organiser ses données sur Turbo NAS (système d’exploitation des NAS QNAP) que sur DSM.

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